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Heure d’hiver le 25 octobre : pourquoi vos yeux peinent au volant à la tombée de la nuit

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, la France repasse à l’heure d’hiver : la nuit tombera d’un coup une heure plus tôt, et c’est précisément sur le trajet du retour, entre 17 h et 19 h, que vos yeux vont être mis à l’épreuve au volant.

En bref
— Le changement d’heure a lieu dans la nuit du 24 au 25 octobre 2026 : à 3 h, il sera 2 h.
— Les sinistres impliquant un piéton bondissent de 34 % entre 17 h et 19 h après le passage à l’heure d’hiver, selon les données d’assureurs relayées par L’argus.
— Un piéton vêtu de sombre n’est visible qu’à 28 mètres dans les phares, rappelle la Sécurité routière.
— Une vue mal corrigée ou un éblouissement excessif se repèrent surtout la nuit : c’est le bon moment pour un contrôle.

Ce qui change le 25 octobre pour les conducteurs #

Le principe est connu : on recule les montres d’une heure, comme le rappelle Le Journal de l’Économie. La conséquence l’est moins. Du jour au lendemain, des millions de trajets domicile-travail basculent dans l’obscurité ou le crépuscule, sans aucune période d’adaptation.

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Ce basculement brutal se lit dans les chiffres d’accidentalité. Selon les données d’assureurs citées par L’argus, le nombre de sinistres impliquant un piéton augmente de 34 % entre 17 h et 19 h après le passage à l’heure d’hiver. Le créneau du retour de l’école et du travail devient le plus dangereux de la journée.

Pourquoi l’œil est en difficulté à la tombée de la nuit #

La vision nocturne ne fonctionne pas comme la vision de jour. En faible luminosité, la rétine bascule progressivement des cônes, qui perçoivent les détails et les couleurs, vers les bâtonnets, qui ne distinguent que les contrastes. Cette adaptation prend de longues minutes et reste fragile : chaque phare croisé la remet partiellement à zéro.

S’y ajoute la baisse de l’acuité en basse lumière. La pupille se dilate pour capter plus de lumière, ce qui amplifie les petits défauts optiques de l’œil. Un conducteur parfaitement à l’aise en plein jour peut ainsi voir flou de nuit, un phénomène que les ophtalmologistes appellent la myopie nocturne.

L’éblouissement, premier signal à prendre au sérieux #

Les halos autour des phares, l’inconfort face aux feux LED des véhicules récents, le temps de récupération après un croisement : ces gênes ne sont pas une fatalité. Elles peuvent révéler une correction devenue insuffisante, un début de sécheresse oculaire ou, chez les plus de 60 ans, une cataracte débutante qui diffuse la lumière dans le cristallin.

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Si l’éblouissement vous oblige à ralentir fortement ou à éviter de conduire de nuit, ce n’est plus un simple inconfort : c’est une indication de consultation. Un examen complet permet de distinguer un besoin de correction, un problème de surface oculaire ou une cause plus profonde.

Piétons et cyclistes : la question des 28 mètres #

Le danger ne vient pas seulement de l’œil du conducteur, mais de ce qu’il a — ou n’a pas — le temps de voir. La Sécurité routière, citée par la MACSF, rappelle qu’un piéton vêtu de sombre n’est visible qu’à 28 mètres dans les phares d’une voiture. À 50 km/h, cette distance laisse à peine le temps de réagir et de freiner.

Des vêtements clairs ou un simple élément rétroréfléchissant multiplient cette distance de détection. Les conseils de prévention publiés par la MAIF vont dans le même sens : accessoires réfléchissants, trottoirs éclairés, traversées sur passages protégés.

Préparer ses yeux avant le changement d’heure #

Quelques gestes simples font une vraie différence dans les semaines qui viennent. Faire vérifier sa vue si le dernier contrôle date de plus de deux ans, ou dès l’apparition d’une gêne nocturne. Porter sa correction à jour pour conduire, y compris pour les petits trajets. Envisager des verres avec traitement antireflet, qui réduisent les images parasites des éclairages nocturnes.

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Le véhicule compte autant que l’œil. Un pare-brise propre, à l’intérieur comme à l’extérieur, limite la diffusion de la lumière ; des essuie-glaces en bon état et des optiques de phares non ternies améliorent directement ce que la rétine reçoit. Enfin, la fatigue dégrade la vision des contrastes : les premiers jours après le changement d’heure, le rythme du sommeil est décalé et la vigilance baisse en fin de journée.

Questions fréquentes #

À quelle date passe-t-on à l’heure d’hiver en 2026 ?

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026 : à 3 heures du matin, il sera 2 heures. On gagne une heure de sommeil, mais la nuit tombe une heure plus tôt dès le dimanche soir.

L’éblouissement nocturne est-il forcément lié à l’âge ?

Non. Une correction insuffisante, une sécheresse oculaire ou des verres rayés suffisent à provoquer une gêne, à tout âge. La cataracte en est une cause fréquente après 60 ans, mais elle est loin d’être la seule.

Les lunettes « spécial conduite de nuit » jaunes sont-elles utiles ?

Les verres teintés jaunes réduisent la quantité de lumière qui atteint l’œil, ce qui est contre-productif la nuit. Un verre clair avec un bon traitement antireflet, adapté à votre correction, reste la solution recommandée par les professionnels de la vision.

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Dr Ronald Vallaeys est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

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